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🌸 Pachinko — Min Jin Lee

  • jessiescolca
  • 6 nov.
  • 2 min de lecture

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Une fresque bouleversante sur l’exil, la dignité et la résilience


Je pense que cette lecture va me marquer pour longtemps. Pachinko est l’un de ces romans qu’on referme en ayant l’impression d’avoir vécu plusieurs vies. Min Jin Lee nous offre une œuvre à la fois sobre et bouleversante : son écriture est d’une grande clarté, sans jamais chercher à impressionner. En quelques phrases seulement, elle parvient à transmettre une profondeur d’émotion rare.

Le roman suit plusieurs générations d’une famille coréenne, de 1930 à 1989. On traverse avec eux la colonisation japonaise, la guerre, l’exil et les bouleversements économiques du XXᵉ siècle. De la petite ville côtière de Yeongdo jusqu’à Osaka, puis aux États-Unis, chaque lieu devient le témoin silencieux d’une lutte pour la survie, la dignité et l’appartenance.

Ce qui m’a particulièrement touché·e, c’est la manière dont Min Jin Lee mêle l’intime et l’historique. Derrière les grands événements se cachent des destins ordinaires, mais jamais insignifiants. On ressent la force tranquille de Sunja, les sacrifices invisibles des femmes, et la complexité d’une identité coréenne souvent rejetée, à la fois par le pays d’origine et le pays d’accueil.La question du racisme est omniprésente, abordée sans manichéisme. À travers ses personnages, l’autrice nous montre la douleur d’être “étranger” partout, mais aussi la beauté de la résilience et de la solidarité.

Pachinko n’est pas seulement un roman historique : c’est aussi une leçon d’humanité. On y apprend la compassion, la persévérance, la dignité face à l’adversité. C’est un livre qui devrait, à mon sens, être lu et étudié en classe — non seulement pour sa richesse historique, mais aussi pour les valeurs qu’il transmet : la tolérance, le respect des différences, et la lutte contre le racisme sous toutes ses formes.

C’est une œuvre monumentale, mais jamais pesante. Même dans la souffrance, il y a toujours une lueur — celle de la vie qui continue, coûte que coûte.

 
 
 

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